
Je n'écoute pas The Streets bien souvent, parce que la voix de Mike Skinner est pour moi synonyme de 2004, de jours pluvieux à courir les pubs d'un trou perdu (mais pittoresque) du North Devon et d'amitiés intenses mais temporaires avec des gens qui ont des accents auxquels ça prend des semaines à s'habituer la première fois. Ça goûte le fish & chips et le cream tea. Ça sent le Bristol Channel les matins de printemps. Ça ressembles aux marchés de Camden Town et aux longs trajets d'autobus entre les petits villages du countryside (sur les routes étroites, sous les arbres qui se touchent)... Et j'essaie de garder la nostalgie à un minimum.
C'est peut-être pour cette raison précisément que je commence à peine à écouter le dernier disque, Everything Is Borrowed, sorti à l'automne 2008. Mais reste que j'adore The Streets, et que j'accroche complètement à la nouvelle maturité des textes de Skinner. C'est plus posé, plus sobre, surtout plus positif que les albums précédents. C'est l'album de la rédemption, celui où on est marié et sobre, et content d'être marié et sobre.
Everything Is Borrowed est surtout l'album où on trouve la pièce I Love You More (Than You Like Me), que j'écoute en boucle depuis 24 heures.
Ce qui est chouette avec The Streets (en plus de Fit But You Know It), c'est que TOUT LE MONDE aime ça. Je te mets vraiment au défi de trouve une personne qui n'aime pas. Vraiment.
Un cinquième (et possiblement dernier) album, Computers and Blues, est attendu en 2010.
Let's Push Things Forward:
Crédit photo: le Flicker d'un gars

3 commentaires:
Les gens qui n'aiment pas The Streets, c'est comme les gens qui n'aiment pas les animaux: faut pas leur faire confiance...
haha!
couldn't agree more. T'as tout compris, grande championne!
Je crois que "Let's Push Things Forward" restera toujours ma préférée...
La basse me dresse les poils.
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